A l'occasion des 120 ans de l'’Association des Écrivains Belges, le Mundaneum s'associe pour présenter l'événement "La place des femmes dans la littérature".

Et si nous vous demandions de citer 10 auteures/autrices qui ont marqué l’histoire de la littérature, quels noms s’imposeraient à votre esprit naturellement et spontanément, sans avoir à creuser dans les limbes de votre mémoire ? Pas si facile, comme exercice… Et si nous déclinions le même exercice au masculin, la difficulté serait-elle la même ? D’Homère à Emile Zola, en passant par Molière et Victor Hugo, il est fort à parier que vous devrez opérer un choix difficile pour restreindre votre liste à 10 auteurs seulement. Quelles conclusions devons-nous tirer de ce constat ? Soit les femmes n’ont investi le monde de la littérature que très récemment, ayant été « empêchées » dans leur génie littéraire par leur condition de femmes, soit elles ont toujours écrit et participé à cette grande histoire littéraire mais en ont été effacées dans le discours officiel. Or, nous savons que les autrices ont toujours existé et que certaines d’entre elles étaient même connues et reconnues à leur époque, comme Sappho (VIIe et VIe siècles avant J- C), Louise Labé (1524-1566), Madame de la Fayette (1634-1693), Catherine Bernard (1663-1712), Marie-Anne Barbier (1664-1742), Madame de Staël (1766-1817), Jane Austen (1775-1817), pour ne citer que certaines d’entre elles. A l’instar du terme « autrice » rayé de la langue française par l’Académie, les femmes « auteurs » ont été évincées de l’Histoire. Que nous dit aujourd’hui cet effacement des femmes dans la littérature et dans l’histoire en général, de notre culture et de notre société ? Comment, en tant que femme, entrer dans la littérature quand notre première approche en est presque exclusivement masculine ou encore, comment se sentir légitime aujourd’hui en tant qu’autrice quand la plupart des textes étudiés à l’école et qui constituent notre bagage littéraire à tous, ont été produits par des hommes ?

A la lumière des témoignages et réflexions d’autrices et auteurs francophones contemporains et de spécialistes de la littérature, cette rencontre-débat souhaite questionner la place des femmes dans la littérature d’hier et d’aujourd’hui. Les femmes rencontrent-elles encore et toujours plus de difficultés que les hommes pour se faire éditer ? Bénéficient-elles de la même couverture médiatique ? Sont-elles encore sous-représentées dans les institutions littéraires officielles ?

Questionner la place des femmes dans la littérature et la représentation que l’on en fait n’est pas un acte féministe en soi mais un acte de réparation. Redonner de la valeur à ces œuvres dévalorisées et minimisées parce qu’elles sont produites par des femmes, les remettre à leur « juste » place, c’est rééquilibrer notre vision du monde et de notre histoire, l’enrichir et la rendre plus paritaire. 

Programme : 

Vendredi 16 septembre


18h30 – 20h : Table ronde « La place des femmes dans la littérature »

 

Samedi 17 septembre


10h30 11h30 : visite guidée de l’exposition « Portraits de femmes. Des récits pour une histoire »

11h – 12h : Master class avec Vincent Engel

13h à 17h : rencontre avec des auteurs, échanges avec le public –

14h à 17h: atelier d’écriture

14h – 15h : visite guidée de l’exposition « Portraits de femmes. Des récits pour une histoire »

15h30 – 16h : lecture (dans le cadre de la Fureur  de Lire ») de la nouvelle « Amours, toujours » de Jacqueline Harpman, écrite lors de l’exposition « Liaisons amoureuses » organisée par le Mundaneum en 2000, sur les photographies de Norbert Ghisoland

 

Programme complet et réservation à venir.

 
Lieu: 
Au Mundaneum
Public: 
Tout public
Prix: 
Gratuit

Association des écrivains belges